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Le Projet L.U.N.E vous invite à visionner le vidéo: Non au projet de loi C-36 !

https://www.youtube.com/watch?v=B0WKTZodsIw

Journal Les voix de la ruElles

Voici les journaux du Projet L.U.N.E.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour le voir.

Bonne lecture !

150724- VDR été 2015  Les visages de la pauvreté

160114 VDR hiver 2016   Des dépendants aux dépendances

160504 Les voix de la ruelles

Le Projet L.U.N.E. est à la recherche de personnes qui veulent écrire ou créer autour du thème: La décriminalisation du travail du sexe! Envoyez-nous vos propositions au plus tard le 27 août 2016!

Appel journal décrim-image

 

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C’EST NOTRE CHOIX. ON A DES DROITS!
Depuis toujours, les travailleuses du sexe de rue (TSR), les autonomes, les masseuses érotiques, les danseuses, les téléphonistes érotiques bref, les travailleuses du sexe (TDS)*, sont mises de côté. Elles sont considérées comme des citoyennes de second ordre en raison du métier qu’elles exercent. Pourtant, plusieurs d’entre elles défendent bec et ongles leur droit à ce travail et toutes ont envie de jouir des mêmes droits que n’importe qui.
C’est une question d’égalité.

Les TDS ne sont pas des victimes et elles sont capables de faire la différence entre le choix et le non-choix. Elles en ont assez de la pitié. Elles dénoncent aussi – sinon plus fort que n’importe qui – la traite, l’esclavage sexuel ou la prostitution juvénile, qu’elles jugent inacceptables.
C’est une question de dignité.

Les TDS veulent que cesse le harcèlement policier. Elles en ont assez de ne pas être crues lorsqu’elles déposent des plaintes pour des agressions commises à leur endroit. Elles ne veulent plus de clients irrespectueux, violents ou qui essaient de toujours repousser les limites fixées.
C’est une question de sécurité.

Les TDS peuvent réfléchir par elles-mêmes. Elles voient que les femmes vivent de nombreuses injustices dans notre société et pensent que le travail du sexe n’est peut-être pas la pire. Même qu’à la limite, et contrairement à ce que plusieurs prétendent, le travail du sexe est tout sauf une injustice lorsque les conditions pour qu’il se fasse de manière sûre sont présentes. Il y a des débats à avoir et leurs points de vue doivent être entendus.
C’est une question de respect.

Les TDS savent ce qu’elles veulent et elles souhaitent des transformations. Elles veulent que les choses changent. Elles veulent être traitées sur le même pied d’égalité que quiconque. Elles veulent qu’on fasse la part des choses et pouvoir exercer leurs activités librement et dignement pendant que les véritables injustices sont combattues et corrigées. Elles veulent pouvoir travailler en toute sécurité. Elles veulent que leurs décisions et leurs opinions soient respectées. Elles veulent que leur travail soit décriminalisé. Mais, cela n’arrivera pas sans que les gouvernements, l’ensemble de la société et vous y mettiez les efforts nécessaires.
C’est une question de volonté.

Et, au final, c’est une question de droits.

* Étant donné que les femmes forment l’immense majorité des TDS, le féminin a été préféré pour ce texte. Cependant, il inclut aussi les hommes et les personnes trans.

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